
On parle du CBD comme s’il était seul. En réalité, le chanvre produit plus d’une centaine de molécules de la même famille, et quelques-unes reviennent régulièrement sur les étiquettes : CBG, CBN, CBC. Elles sont naturelles, elles ont chacune leur histoire — et elles n’ont rien à voir avec les molécules de laboratoire qui circulent sous des noms proches. Faisons le tri.
Le CBGA, la molécule mère
Tout commence par une seule molécule : l’acide cannabigérolique, ou CBGA. C’est le point de départ de la biosynthèse dans la plante. Au fil de la croissance, des enzymes le transforment en trois voies distinctes — celle qui mène au CBDA (précurseur du CBD), celle qui mène au THCA (précurseur du THC), et celle qui mène au CBCA.
C’est pour cette raison qu’on surnomme parfois le CBG « la molécule mère ». Dans une plante arrivée à maturité, il n’en reste généralement qu’une faible proportion : l’essentiel a déjà été converti. Les variétés riches en CBG sont donc des sélections spécifiques, souvent récoltées plus tôt.
Le CBG : présent, mais discret
Le cannabigérol n’est pas psychotrope. On le retrouve à l’état de traces dans la plupart des fleurs de chanvre, et en quantité plus notable dans des variétés sélectionnées pour lui.
La recherche à son sujet est encore jeune. Il existe des travaux préliminaires, mais rien qui permette aujourd’hui d’affirmer quoi que ce soit de précis chez l’humain — et la réglementation française interdit de toute façon d’associer une promesse de santé à un produit au chanvre. Méfiez-vous des boutiques qui vous vendent le CBG avec des effets détaillés à l’appui : elles sortent du cadre légal.
Le CBN : le cannabinoïde du temps qui passe
Le CBN, ou cannabinol, a une particularité qui le distingue de tous les autres : la plante ne le produit pas directement. Il apparaît par oxydation du THC, sous l’effet du temps, de l’air, de la lumière et de la chaleur. Autrement dit, c’est un marqueur de vieillissement.
Concrètement, une fleur fraîche en contient très peu. Une résine ancienne, ou une matière qui a séjourné longtemps, en contient davantage. C’est aussi pour cette raison que les taux de CBN varient beaucoup d’un lot à l’autre : ils dépendent de l’historique de la matière première autant que de la génétique.
Comme pour le CBG, il faut être honnête sur l’état des connaissances : le CBN est souvent présenté avec des promesses très précises, notamment sur le sommeil. Les données scientifiques disponibles ne permettent pas de les soutenir. Là encore, une boutique qui vous les annonce comme des faits acquis ne fait pas son travail correctement.
Dans notre gamme, c’est notre Hash 3x Filtré qui est le plus riche en CBN, obtenu par triple tamisage à sec, sans eau ni solvant. Le détail du procédé est sur la fiche produit, et l’analyse du lot est consultable en boutique.
Le CBC : le grand oublié
Le cannabichromène est la troisième branche issue du CBGA. Non psychotrope, il passe complètement inaperçu du grand public alors qu’il figure sur la plupart des analyses de laboratoire. Il est généralement présent en petite quantité, et contribue au profil global du lot plutôt qu’il ne joue un rôle isolé.
C’est d’ailleurs le point important : dans une fleur ou une résine, ces molécules ne se rencontrent jamais seules. Elles coexistent avec les terpènes et les unes avec les autres. L’hypothèse dite de « l’effet d’entourage » suppose que cet ensemble agit de façon plus cohérente que ses parties prises séparément — une piste sérieuse, mais qui reste une hypothèse, pas une certitude.
Où s’arrête le naturel et où commence la chimie
Voici la distinction qui compte vraiment. CBD, CBG, CBN, CBC : ces molécules existent dans la plante, ou résultent de sa transformation naturelle. Elles s’obtiennent par extraction et par séparation mécanique.
Le HHC, le H4CBD, le THCP, le HHC-P ou le 10-OH-HHC, eux, sont produits en laboratoire à partir d’une molécule végétale que l’on transforme chimiquement. Le vocabulaire entretient volontairement la confusion — H4CBD ressemble à CBD, HHC ressemble à THC — mais ce sont deux catégories de produits différentes, avec des niveaux de recul scientifique et des statuts légaux qui n’ont rien à voir.
Nous ne vendons aucune de ces molécules de semi-synthèse. Le sujet est détaillé dans HHC, H4CBD, THCP : pourquoi nous n’en vendons pas.
Comment les repérer sur une analyse
Un certificat d’analyse sérieux détaille les cannabinoïdes détectés ligne par ligne : CBD, CBDA, THC, THCA, CBG, CBN, CBC, avec les pourcentages correspondants. C’est le document qui permet de vérifier ce qu’on vous vend.
Deux réflexes simples. D’abord, vérifiez que la molécule mise en avant sur l’étiquette figure bien sur l’analyse, avec le taux annoncé. Ensuite, regardez la date et le numéro de lot : une analyse doit correspondre au lot que vous achetez, pas à un lot générique. Notre guide complet : comment lire une analyse de laboratoire CBD.
Ce que nous proposons
Uniquement des produits issus de chanvre naturel, en génétiques suisses et américaines, avec analyse de laboratoire indépendant sur chaque lot et un taux de THC inférieur à 0,3 %. Aucune molécule de synthèse, aucun terpène pulvérisé. Tous nos critères sont sur la page notre qualité CBD.
À découvrir dans notre boutique
- Hash 3x Filtré — triple tamisage à sec, le plus riche en CBN de la gamme
- Tous nos hash CBD — dry sift, static, piatella
- Fleurs et buds CBD — indoor, glasshouse, hybrides, small et medium buds
Voir aussi : CBD et THC : quelle différence · static et piatella · livraison
Boutique au 35 rue Jean Jaurès à Roanne, du mardi au vendredi de 13h à 18h30 et le samedi de 10h à 18h. Une question ? 06 33 59 00 20.
Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un avis médical. Le CBD et les autres cannabinoïdes du chanvre ne sont pas des médicaments. Produits réservés aux personnes majeures.
